- J’essaie d’aborder avec les personnes les situations en cherchant à comprendre « ce qui se dit qui ne peut se dire autrement », et non à juger. De ce fait, nous sortons du jugement, avec ce qu’il peut avoir d’a priori, de connotations, comme autant de filtres et de biais qui déforment notre perception. Je propose donc une approche basée sur la
compréhension et non le jugement.Compréhension entre autre des besoins sans a priori de solutions. C’est au moment de l’analyse des besoins que nous écoutons le ressenti des personnes comme autant d’indicateurs d’une histoire commune et de communications trop souvent infructueuses et de « malentendus ».
 | «Ce qui émeut les hommes, ce ne sont pas les choses,mais l'opinion sur les choses.» [Epictète] |
- De ce fait, je n’adopte pas une « posture d’expert » sur vos métiers -vous êtes experts-, ou votre
situation, mais une approche qui vous aide à faire le « pas de côté », qui favorise la prise de distance, qui permet de voir les choses autrement, de modifier son opinion sur les choses.
- De ce point de vue là, plutôt que de céder à l’urgence de prendre des mesures sous le coup de l’émotion, de la colère, du ressenti, de concentrer les responsabilités sur une
personne ou un groupe de personnes, il est enfin possible de s’interroger sur ce qui a fait que nous en sommes arrivés là. Ce que nous avons fait, pas fait ou encore laissé faire pour que la situation devienne ce qu’elle est.
- Elle n’est en tout cas pas le fruit d’une fatalité mais bien celui de multiples facteurs complexes sur lesquels nous avons plus ou moins de prise.
 | «Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. » [Jean Monnet] |
- Il faut avoir suffisamment
besoin pour avoir suffisamment envie et donc être motivé à changer quelque chose.
La première démarche peut être d’essayer de comprendre.
 | «Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. »[Confucius] |
- De même entreprendre une démarche, solliciter de l’aide, un conseil, un accompagnement, est en soi un
premier pas.
- Les orientaux disent que le premier pas c’est la moitié du chemin à parcourir. Je le crois aussi, car c’est souvent le plus difficile : celui qui nous demande de dépasser nos résistances pour aller vers un inconnu, qui même si on le pense meilleur, nous fait d’abord peur.
 | «Conquérir sa joie vaut mieux que de s'abandonner à sa tristesse.[ André Gide ] |
- Nous sommes finalement bien à un carrefour et comme à chaque carrefour, il faudra bien prendre une direction.
Je suis plutôt favorable au chemin qui mène à l’évolution. Mais encore faut-il avoir défini à quoi devrait ressembler cette évolution. Selon quels critères ?
 | «Le plus grand danger, dans les moments de turbulence,ce n'est pas la turbulence c'est d'agir avec la logique d'hier.[Peter F Drucker] |
- Mais le plus difficile, c’est de résister à la tentation de choisir le chemin qui nous parait être le « bon » d’autant plus qu’il s’éloigne du « mauvais » (celui dont on vient). C’est-à-dire de choisir par « réaction » en opposition, alors que le chemin « suffisamment bon » pour rendre les choses possibles n’est pas déjà visible car encore recouvert d’herbes folles : de nos a priori ou de notre ignorance.
Le plus dur finalement est de prendre le temps de chercher … quand on croit avoir trouvé.
- Je m’appuie sur « la confiance a priori » que je fais aux personnes de donner le meilleur d’elles-mêmes pour trouver les meilleures solutions d’un point de vue individuel ET collectif.
Cela nécessite aussi de postuler d’un certain niveau de maturité individuelle et groupale des acteurs, de permettre l’expression des potentiels individuels et collectifs.
- Je parie sur l’implication, l’inventivité et la responsabilisation des personnes qui peuvent ainsi le mieux définir et incarner le cadre nécessaire à leur fonctionnement collectif.
 | «Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.[Isaac Newton] |
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